Qu’est ce qu’un TrackBack ?!!

11 July 2008

 

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Un rétrolien (en anglais trackback) est un système de liens inter-blogs semi-automatisé. Il permet aux auteurs de relier des billets de blogs différents et parlant du même sujet, ou se faisant référence (qu’elle soit unilatérale ou mutuelle, le second cas étant en pratique très rare).

Concrètement, l’auteur d’un blog A peut établir un rétrolien vers un billet d’un blog B en faisant, dans un de ses propres billets sur son blog A, un lien vers l’URL du billet du blog B. Si le blog B gère les rétroliens, il est automatiquement indiqué dans le billet sur le blog B que le blog A y fait référence. Le lecteur du billet sur le blog B peut alors découvrir le blog A et s’y rendre, grâce à ce lien automatique. De même, l’auteur du blog B est mis au courant que l’auteur du blog A s’intéresse à son contenu ; le système de rétroliens est parfois qualifié de « social » car il permet des rencontres virtuelles.

Techniquement, un système de rétroliens consiste en une détection intelligente des liens référents d’une page donnée. Le système détecte les liens provenant d’autres blogs et les manipule pour les afficher de façon attrayante aux lecteurs. Les systèmes actuels déterminent en général la provenance des référents en se basant sur le logiciel de blog utilisé pour créer un rétrolien, et n’établissent évidemment un rétrolien que si cette référence provient d’un blog – il n’est pas souhaitable d’indiquer tous les liens référents existants, qui peuvent se compter par dizaines et sont souvent inutiles aux lecteurs. Le système fonctionne grossièrement en envoyant un ping entre les blogs : il fournit ainsi l’alerte de façon automatique. En plus d’afficher le lien vers le billet et le blog référent, un système de rétroliens extrait bien souvent quelques lignes pour présenter un aperçu de ce qui est dit sur l’autre blog. Le rétrolien apparaît typiquement en-dessous d’un billet, avant ou après les éventuels commentaires.

Cette approche du « lien » sur Internet est très spécifique aux blogs, mais pourrait être appelée à évoluer.

De manière générale, le rétrolien est une solution (d’aucuns parleraient de bidouille) à une limitation essentielle du Web : l’absence de bidirectionnalité. Le protocole XDI ou, de manière plus radicale, le Projet Xanadu tentent de s’affranchir de cette limitation.

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Pierre Desproges

10 July 2008

 

Pierre Desproges

Pierre Desproges est un mauvais élève à l’école[1]. Il part pour 24 mois en Algérie où il doit accomplir un service militaire, dont il garde un souvenir exécrable. Ne sachant que faire de sa vie, il vend des assurances-vies puis des poutres en polystyrène expansé[réf. nécessaire]. Il fait également des comptes-rendus de courses hippiques à Paris Turf.

Il devient journaliste à L’Aurore où il entre grâce à son amie d’enfance Annette Kahn. Son chef de service, Bernard Morrot, apprécie ses brèves insolites à l’humour acide, et il devient rédacteur de ce qu’il appelle la rubrique des Chats écrasés. Jugé un peu trop caustique, il évite son licenciement grâce à Françoise Sagan qui n’achète l’Aurore que pour la rubrique de Desproges[2]. Remarqué par ses confrères, il devient chroniqueur dans l’émission télévisée le Petit Rapporteur, sur TF1. Sa prestation dans cette émission dominicale de Jacques Martin, au côté de son complice Daniel Prévost demeure gravée dans l’esprit des amateurs d’humour noir et de cynisme. Il claque la porte car il est coupé de plus en plus souvent au montage. Après ces oppressions, il retourne à l’Aurore, car il s’y sent mieux.

Il participe ensuite à plusieurs émissions de radio sur France Inter :

  • En 1978 et 1979, il anime en compagnie de Thierry Le Luron l’émission hebdomadaire les Parasites sur l’antenne.
  • En 1980 et 1981, il participe à Charlie Hebdo avec une petite chronique intitulée Les étrangers sont nuls.
  • Entre 1980 et 1983, il est le procureur du Tribunal des flagrants délires en compagnie de Claude Villers et de Luis Rego. Ses féroces réquisitoires commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour » pour se terminer par une sentence sans appel : « Donc l’accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi ».
  • Il anime en 1986 une chronique quotidienne intitulée Chroniques de la haine ordinaire, où il s’en prend aux sujets le faisant bouillir, à travers des coups de gueule d’une ou deux minutes environ.

En 1982, il collabore quelques mois au scénario de l’émission Merci Bernard sur FR3.

Il assure également sur cette chaîne, entre 1982 et 1984 (100 émissions), une chronique intitulée La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède qui, selon lui, divise la France en deux : « Les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n’aiment pas. ».

Sur les conseils de Guy Bedos, il est également monté sur scène en 1984 et 1986.

Il est mort d’un cancer le 18 avril 1988 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris, juste en face de Michel Petrucciani et non loin de Frédéric Chopin.

Un humour grinçant [modifier]

Célèbre pour son humour grinçant mis en valeur par une remarquable aisance littéraire, Desproges s’est notamment illustré sur des thèmes souvent évités. Comme il le disait lui-même : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »[3]

Ses traits d’humour révèlent généralement un personnage bon vivant, individualiste et anticonformiste, bien que sa prédilection pour les provocations destinées à prendre en permanence son public à contre-pied des positions convenues le rendent difficilement classable.

Il n’hésite pas à s’attaquer aux sujets les plus sensibles avec une verve féroce.

Contrairement à ce que prétend la légende, ce n’est pas lui qui a rédigé la dépêche annonçant sa mort (« Pierre Desproges est mort d’un cancer. Étonnant, non ? » en référence à la phrase de conclusion rituelle sur FR3 de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède), mais Jean-Louis Fournier, réalisateur de la Minute nécessaire et proche de Desproges. À la base, celle-ci devait être « Pierre Desproges est mort d’un cancer sans l’assistance du professeur Schwartzenberg », proposée par Hélène Desproges, mais les médecins lui ont fait savoir qu’elle risquait d’aller au-devant d’une polémique.

Å’uvres [modifier]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]

Références [modifier]

  1. ↑ Interview de Pierre Desproges par les Inrocks
  2. ↑ « Je ne lis pas l’Aurore mais je l’achète chaque matin pour Desproges », Françoise Sagan (Desproges, portrait de Marie-Ange Guillaume (ISBN: 9782757803653)
  3. ↑ http://www.desproges.fr/05_Archives/Presse/01_Cyclopede.html Interview Télérama du 24 novembre 1982